Aujourd’hui, grand jour, nous partons à Tranquebar (nom anglais, Tharangambadi nom en Tamil ) à 270 km au sud de Madras et 100 km au sud de Pondichéry. Nous allons dans la famille de John et Elisabeth. Elisabeth est arrivée à l’orphelinat à l’age de 12 ans en 1967 comme réfugiée de Birmanie. John son mari est pasteur. Ils ont 7 enfants. Abraham un de leurs fils de 29 ans est marié depuis 1 ans et demi avec Yasmine qui est arrivée à Béthanie à l’age de 12 ans. Ils ont une petite fille de 4 mois Roshini. Elle est donc la petite fille d’Elisabeth et l’arrière petite fille d’Annette. Vous me suivez ? !!!
Tranquebar est la 2éme ville la plus touchée par le tsunami le 26 décembre 2004. Village de 15000 habitants, on estime à 1000 les disparus dont beaucoup d’enfants et de jeunes. ASER, l’association qui gère entre autre Béthanie a beaucoup fait à Tranquebar après le tsunami. C’est Abraham qui a consacré une année à cela. Nous passerons le samedi sur les différents lieux avec lui.
Chez John et Elisabeth, nous allons retrouver 2 filles de Béthanie que nous avons connues avec Danièle quand nous étions là et qui vivent non loin de Tranquebar :
- Anne, mariée avec Ebenezer, pasteur et frère de John. Ils ont 4 enfants. Nous verrons Rébecca 20 ans, Jennifer 9 ans et Suzy 4 ans. Philippe 19 ans est à l’université à Madras.
- Lydie, mariée avec Jeyaseelan pasteur. Ils ont 2 garçons : Richard Timothée 12 ans qui parle bien l’anglais et Julien Thomas 4 ans. Lydie est institutrice et a fait une spécialisation pour les enfants aveugles.
Tout ce petit monde va passer les 2 jours chez John et Elisabeth…
Nous partons donc Annette, Vinitha ( pour aider là bas) et moi à 10h 20 le matin en rickshaw (scooter carrossé à 3 roues) prendre un premier car (bondé) jusqu’à la gare routière de Madras. Là nous avons une heure d’attente. Nous pique-niquons devant l’air atterré des différents hommes de la compagnie… Vinitha (on l’appelle Vini) n’a jamais osé manger comme c
ela… Le car est juste devant nous et subit une grande toilette… J’ai une place VIP … Finalement c’est Vini qui prend la place VIP qui est exactement comme les autres avec en plus le désagrément d’être juste à la sortie donc en plein dans le passage… Je suis donc derrière avec Annette et nous voilà parties pour un voyage qui va durer 8 heures en longeant la mer vers le sud. … La radio à fond avec un couple qui chante en tamil. J’ai l’impression qu’ils ont hurlé la même chose pendant tout le trajet…
Comme le car n’est pas climatisé, toutes les fenêtres sont ouvertes et je peux prendre des photos que je partagerai avec vous au retour. Au bout de 4 heures le car s’arrête. Vini me dit : « pipi anthy » !! Quelques minutes d’arrêt. J’en profite pour faire une belle photo des marais salants qui longent
la route. Magnifique avec flamants roses, hérons centrés… Cela me rappelle les marais de la route de Batz et les montagnes de sel d’Aigues mortes. Beaucoup de gens travaillent dans ces marais salants. Et il fait si chaud …
Coup de klaxon, il ne manquait plus que moi dans le car … Quel dommage que nous ne puissions pas rester un petit peu … C’est beau ici et plus calme que dans le car …
Puis nous continuons notre route vers le sud.
Nous traversons Pondichéry qui comme vous le savez est un ancien territoire français. Plus beaucoup de trace de la présence française à part le bar bleu blanc rouge, la publicité pour le vin français sur fond de tour Eiffel (the best of the world…) et le cercle des poètes à coté de la gigantesque université. Il y a probablement d’autres choses mais c’est ce que j’ai vu du car. J’ai pu photographier une plaque en français sur une maison : « ici résida en 1943 Mr Zicria, président de la commission municipale ». Et puis un peu plus loin à un feu rouge un jeune homme indien m’a dit : « vous parlez français ? » « Oui » « moi aussi, je vous souhaite la bienvenue à Pondichéry ». Il était tout content. Peut-être un descendant de français… Le voyage continu et la nuit tombe. A 17h30 la nuit tombe ici… La télévision se met en marche. Bruit assourdissant… A 20h30 nous arrivons à Tranquebar. Abraham nous attendait avec sa moto. Nous, dans un petit rickshaw, nous gagnons la maison de John et Elisabeth où tout le monde nous attend avec impatience. « ama, (maman), anthy».
Ils nous ont préparé un repas à tout casser… puis nous découvrons qu’ils ont regroupé les 2 lits de la maison dans la même pièce pour nous 3. Tout les autres dorment dans la pièce de séjour par terre sur des nattes… C’est une grande pièce de 30 m2 car c’était avant la salle de l’église. Depuis le tsunami, l’église est dessus et le rez de chaussé est l’habitation de John et Elisabeth et de tous les gens de passage… C’est sur cette maison que, quand la vague du tsunami est arrivée, les gens sont montés et ont été tous sauvés. Après le tsunami plus de 80 personnes sont restés là pendant plus de 3 mois.
Tranquebar est la 2éme ville la plus touchée par le tsunami le 26 décembre 2004. Village de 15000 habitants, on estime à 1000 les disparus dont beaucoup d’enfants et de jeunes. ASER, l’association qui gère entre autre Béthanie a beaucoup fait à Tranquebar après le tsunami. C’est Abraham qui a consacré une année à cela. Nous passerons le samedi sur les différents lieux avec lui.
Chez John et Elisabeth, nous allons retrouver 2 filles de Béthanie que nous avons connues avec Danièle quand nous étions là et qui vivent non loin de Tranquebar :
- Anne, mariée avec Ebenezer, pasteur et frère de John. Ils ont 4 enfants. Nous verrons Rébecca 20 ans, Jennifer 9 ans et Suzy 4 ans. Philippe 19 ans est à l’université à Madras.
- Lydie, mariée avec Jeyaseelan pasteur. Ils ont 2 garçons : Richard Timothée 12 ans qui parle bien l’anglais et Julien Thomas 4 ans. Lydie est institutrice et a fait une spécialisation pour les enfants aveugles.
Tout ce petit monde va passer les 2 jours chez John et Elisabeth…
Coup de klaxon, il ne manquait plus que moi dans le car … Quel dommage que nous ne puissions pas rester un petit peu … C’est beau ici et plus calme que dans le car …
Nous traversons Pondichéry qui comme vous le savez est un ancien territoire français. Plus beaucoup de trace de la présence française à part le bar bleu blanc rouge, la publicité pour le vin français sur fond de tour Eiffel (the best of the world…) et le cercle des poètes à coté de la gigantesque université. Il y a probablement d’autres choses mais c’est ce que j’ai vu du car. J’ai pu photographier une plaque en français sur une maison : « ici résida en 1943 Mr Zicria, président de la commission municipale ». Et puis un peu plus loin à un feu rouge un jeune homme indien m’a dit : « vous parlez français ? » « Oui » « moi aussi, je vous souhaite la bienvenue à Pondichéry ». Il était tout content. Peut-être un descendant de français… Le voyage continu et la nuit tombe. A 17h30 la nuit tombe ici… La télévision se met en marche. Bruit assourdissant… A 20h30 nous arrivons à Tranquebar. Abraham nous attendait avec sa moto. Nous, dans un petit rickshaw, nous gagnons la maison de John et Elisabeth où tout le monde nous attend avec impatience. « ama, (maman), anthy».
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