10/09/2007

Dimanche 4 février

Culte à 10 heures. Le dimanche pas de petit déjeuner avant le culte mais Vini m’apporte un jus de citrons. Bon petit citron bien juteux. J’en ai bien 4 par jour depuis mon arrivée en Inde. C’est très bon.
Puis tout le monde se prépare pour le culte. Je mets la tenue rose. Sur la photo, vous voyez : Elisabeth la fille d’Annette et John son mari, pasteur du village. En Inde on tient toujours la bible dans la main droite ; la « belle main »…
Les gens arrivent les uns derrière les autres. Femmes d’un coté, hommes de l’autre. Tout le monde par terre sur des nattes comme toujours en Inde. Mais Annette et moi, nous avons des fauteuils en plastique comme ceux de notre terrasse. Beaucoup de chants, prières, bonne prédication. Le culte de termine par une collation tous ensemble. C’est bien. Je dois faire des photos pour beaucoup avec les enfants, avec la grand-mère… Je retrouve des gens que j’avais vu la veille dans leur maison ; tout beaux avec leurs habits du dimanche.

Puis nous devons vite déjeuner car nous prenons le car à 14h30 pour le retour. Mais avant de partir, il faut faire quelques photos : Anne et 3 de ses enfants, Abraham, Yasmine et leur petite fille Roshni, Vini et sa grand mère, et bien sur Annette, sa fille Yasmine et la petite Roshni.


Quelles belles familles nous laissons là-bas …

Nous repartons avec un grand sac de poissons cuisinés pour les enfants de Béthanie. Le car est climatisé cette fois et va beaucoup plus vite. Il nous dépose à une gare de Madras où nous prenons un train pour Tambaram. Nous sommes à 21h30 à la maison. Les enfants nous attendaient tous, bien sûr, tout contents de nous revoir. Nous sommes contentes aussi de rentrer à la maison.

Ces jours ont été très riches pour moi. J’ai vu beaucoup de belles réalisations. Mais j’ai surtout vu des gens qui ont été très touchés par le tsunami, qui ont perdu des gens proches : leur femme, leurs enfants… mais qui continuent à se battre pour vivre. On ne peut pas se parler, mais leurs yeux en disent long. Merci pour votre argent bien sûr car ils savent ce que le monde entier a fait pour eux mais je crois, merci aussi de votre présence à nos cotés. Quand je leur ai dit au culte qu’en France des gens connaissaient leur village, ce qu’ils avaient traversé, et priaient pour eux, ils ont poussé des cris non pas de désespoir mais je crois parce qu’ils étaient touchés dans leur cœur. Et c’est dans le cœur qu’il y a la Vie n’est ce pas ?

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